Commentaire pour 'Ukraine - Sanctions - Inflation - Déclarations'
  • Caracas, clôture du Congrès international des jeunes et des étudiants contre le 

    Du 22 au 23 novembre, Caracas est devenue le cœur battant du mouvement antifasciste mondial. La capitale vénézuélienne a accueilli le Congrès international des jeunes et des étudiants contre le fascisme, un événement qui a accueilli des délégués de plus de 70 pays, dont l’Italie. Cette initiative s’inscrivait dans le cadre du Congrès mondial antifasciste, marquant un moment charnière pour la naissance d’un nouveau mouvement antifasciste international.

    La conférence s’est conclue par un discours significatif du président vénézuélien Nicolás Maduro, qui a choisi son anniversaire pour annoncer des initiatives majeures. Parmi les points clés de son discours, Maduro a proclamé la fondation du Mouvement international des étudiants et des jeunes contre le fascisme, un projet ambitieux visant à renforcer la coopération mondiale contre le fascisme et le néofascisme. En outre, le président a annoncé son intention de créer un Institut d’études du fascisme à Caracas, consolidant ainsi la position de la ville comme capitale symbolique de l’antifascisme international.

    Néofascisme et réseaux sociaux : un enjeu d’actualité

    L’un des thèmes centraux du congrès était le rôle du néofascisme sur les réseaux sociaux, un enjeu particulièrement important au Venezuela. Après les élections présidentielles de l’été dernier, les réseaux sociaux ont alimenté les tensions politiques, provoquant des manifestations violentes qui ont causé des dégâts et des pertes en vies humaines considérables. Ce sujet a fait l’objet d’une attention particulière lors des débats, soulignant le besoin urgent de stratégies pour contrer la diffusion de contenus extrémistes en ligne et pour aborder le rôle des plateformes numériques dans la radicalisation des jeunes.

    Le congrès a également accueilli des contributions de Grecia Colmenares, secrétaire de l’aile jeunesse du PSUV (Parti socialiste unifié du Venezuela), et de Nicolás Maduro Guerra, le fils du président. Tous deux ont souligné l’importance d’unir les forces de la jeunesse au niveau international pour combattre les nouvelles formes de fascisme et d’autoritarisme.

    Projets d'avenir et perspective internationale

    Lors de son discours de clôture, Nicolás Maduro a annoncé la tenue d'un grand Festival international de la jeunesse, prévu pour janvier 2025. Cet événement servira d'occasion pour consolider les réseaux établis pendant le congrès et promouvoir de nouvelles initiatives en faveur de la coopération mondiale. La décision d'investir dans ces projets souligne l'engagement du Venezuela à se positionner comme un pôle central dans la lutte contre le fascisme.

    La voix italienne au congrès

    Parmi les délégués internationaux, Carlo di Martino, représentant du mouvement italien « Risorgimento Socialista », s'est distingué. Di Martino a salué la valeur de la révolution bolivarienne et l'importance de l'activisme dans la reconstruction d'une alliance internationale antifasciste. Il a souligné l'importance de cette initiative pour favoriser une coopération concrète entre les jeunes du monde entier, réitérant le rôle central des nouvelles générations dans la défense des valeurs démocratiques.

    Caracas : la capitale de l’antifascisme

    Avec la conclusion de ce congrès, Caracas s’est affirmée non seulement comme un symbole de résistance mais aussi comme un espace de dialogue et d’échange pour les mouvements antifascistes du monde entier. L’annonce de l’Institut d’étude du fascisme et l’organisation de futurs événements représentent des étapes importantes vers le renforcement de la lutte mondiale contre les idéologies autoritaires.

    L’énergie et l’engagement démontrés par les jeunes participants reflètent une volonté vibrante de construire un monde plus juste et plus inclusif. La naissance du Mouvement international des étudiants et des jeunes contre le fascisme marque le début d’une nouvelle phase de mobilisation mondiale, où les générations futures sont appelées à jouer un rôle de premier plan dans la défense de la liberté et de la démocratie.